J’ai rencontré l’Humain…

Une adaptation du message de Gérard Raymond lors de la réouverture du gîte du Ski-Club Saillon
Tout d’abord je tiens à dire le plaisir que j’ai de vous retrouver tous à Lui d’Août aujourd’hui. J’apprécie plus particulièrement la présence des gardiens intoxiqués, car je suis conscient que le dénouement aurait pu être différent et plus difficile à accepter. J’associe à notre rencontre nos hôtes Christian, Mariette, Stephan et Frank, les sauveteurs présents ou absent, les soignants, les enquêteurs. Je suis très touché de la présence de chacun. Notre présence prouve que nous ne sommes pas restés figé sur l’intoxication mais que nous l’affrontons, nous en tirons du fruit pour aller de l’avant, pour vivre avec ce qui est arrivé.
Cette semaine, j’ai rencontré l’Humain dans sa dimension profonde et vraie, douloureuse et captivante, incompréhensible et belle, j’ai rencontré l’Humain dans sa petitesse et sa grandeur. J’ai rencontré l’humain dans tous les sens du terme et je peux vous dire que je l’aime…
Je vous remercie tous pour votre solidarité, votre humanité. Un merci particulier à Gérard Thurre, Olivier Buchard et Pascal Panchaud pour leur engagement inconditionnel. Un merci spécial à Vincent, Audrey, Laurence, Yvonne, Olivier, Pascal, Roland, Jean-Luc, Anne-Claude, Marie et Samuel pour leur présence ce week-end, à René, Monique pour leur soutien. Merci aussi pour tous les appels et courriels de la semaine.
Comme nous, de nombreuses personnes ont été touchées par ce qui est arrivé à Lui d’Août et en ont abondamment parlé. Le procureur a autorisé la réouverture du gîte, nous avons fait les travaux demandés, posé des détecteurs à monoxyde et nous avons ouvert…
Hier samedi, le temps était splendide, voir photos, nous avons eu 3 visiteurs.
Aujourd’hui temps mitigé, 1 cm de neige, nous n’avons personne eu.
Notre site a reçu 1900 visites depuis le 30 décembre, soit 180 par jour.
J’ai rêvé que si chaque personne de nos villages consacrait le 10ème du temps passé à causer du sinistre à s’engager concrètement pour le bien commun, pour une société, pour le gîte, le monde irait mieux.. Je rêve que le « téléphone solidarité » soit aussi intensif que le « canal catastrophe » et amènent des gens à se lever, à agir concrètement…
